La Géométrie des miracles s’inspire d’abord de l’œuvre de l’immense architecte américain Frank Lloyd Wright. On y fait de nombreuses références à sa production, et en particulier au Johnson Wax Building et au Guggenheim Museum. Mais le spectacle s’intéresse aussi aux groupes d’apprentis architectes que Wright a réunis à Taliesin et Taliesin-West, aux principes qui sous-tendaient ces regroupements, au phénomène du « guruship », aux rapports entre mentors et disciples, au développement de la personnalité dans le contexte d’une formation collective.
La pièce se penche enfin sur l’influence majeure de la seconde épouse de Wright (Olgivanna) sur son œuvre, et sur l’impact tout aussi important du penseur-guru d’origine russe Gurdjieff sur la philosophie d’Olgivanna Wright. Il s’agit, en somme, d’un essai poétique sur l’identité individuelle et l’acte créatif, truffé de projections, de sons, de mots et de corps chorégraphiés.