Confrontation des cultures et des mentalités, les tempéraments s’entrechoquent pour faiare place à l’essence même de la vie et à une étonnante et immense tendresse. Haut en couleur, poétique et émouvent, Le Dragon bleu a laissé le public ébahi, hier, soir de première au Théâtre du Trident.
Il aurait fallu beaucoup plus qu’un froid glacial pour empêcher les spectateurs d’assister à la nouvelle création signée Robert Lepage, Marie Michaud et Ex Machina.
Le Dragon bleu, qui succède à La Trilogie des dragons, au sens propre, parce qu’il nous entraîne dans l’univers de Pierre Lamontagne, qui n’était qu’un enfant dans le dernier volet de la Trilogie et s’était juré d’aller en Chine un jour, est promis à un immense succès ici comme à l’étranger.
Quelques secondes auront suffi à nous transporter littéralement en Chine.
Après avoir fait revivre l’ancien quartier chinois de Québec, Lepage et Cie nous apportent un morceau de la Chine d’aujourd’hui sur la scène du Trident.
Importante technologie
L’illusion ou l’immersion momentanée est impressionnante. Bien sûr, comme dans toutes les productions mises en scène par Robert Lepage, la technologie est importante, mais ici elle est particulièrement bien utilisée et totalement au service de l’histoire.
Celle-ci est d’ailleurs plus continue que dans certaines créations prédédentes, quoique les symboles soient toujours présents, mais peut-être plus accessibles.
Jeu superbe
Le jeu des trois comédiens est superbe. Si on connaît les talents et les capacités de Lepage et de Marie Michaud, la jeune Tai Wei Foo fait plaisir à voir, qu’elle joue ou danse.
Décor encore une fois transformable, superposition d’images multimédias, éclairages électrisants, nombreux changements de lieu et technologie rodée combinés à un texte solide, une belle poésie doublée d’un humour certain et une mise en scène brillante, Le Dragon bleu n’a aucune peine à nous… enflammer!