La production Ex Machina de La Damnation de Faust voit le jour en 1999 à Matsumoto (Japon) avec Seiji Ozawa au pupitre et, dans les rôles principaux, Susan Graham (Marguerite), Guiseppe Sabatini (Faust) et José Van Dam (Méphistophélès).
Le Faust d’Hector Berlioz, une « légende dramatique », s’inspire librement du drame de Goethe. Sur le point de renoncer à la vie, Faust voit Méphistophélès lui offrir un bain de jouvence. Guidé par ce dernier, Faust va à la découverte du monde. Peu convaincu par les tribulations de taverne, son cœur s’enflamme à la rencontre de Marguerite, d’abord en songe puis dans l’intimité de la chambre de la jeune femme. Lorsque celle-ci est condamnée pour avoir provoqué le décès de sa mère, Faust vend son âme à Méphisto pour obtenir la rédemption de la jeune femme.
De facture elliptique, le récit offre un terreau fertile pour une exploration visuelle nourrie de l’imagerie du 19e siècle. Romantisme, naissance de la photographie puis de l’image en mouvement deviennent prétextes à un grand livre d’images habité de paysans, de soldats, de sylphes et de feux-follets. La scénographie verticale, qui occupe tout le cadre de scène, crée un espace riche d’effets cinétiques.
Pour la reprise de 2008 au Metropolitan Opera de New York, l’équipe explore le potentiel d’intégrer des images animées par le mouvement des interprètes et par la voix des chanteurs. La vidéo interactive au service du chant lyrique…
Robert Lepage décrit l’utilisation de technologies innovatrices pour la reprise de la magnifique version de Berlioz de La Damnation de Faust (anglais).